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Portrait : Quentin, Technicien robotique agricole chez Naïo

Le 24 novembre 2015

Portrait : Quentin, Technicien robotique agricole chez Naïo

Ce mois-ci, rencontrez Quentin (à gauche sur la photo), Technicien Robotique Agricole chez Naïo Technologies, véritable « couteau suisse » au service des robots de Naïo. Il nous parle de son métier, du montage à la R&D des robots agricoles, et de son attachement à l’équipe. Petit-fils d’agriculteurs et passionnés de nouveaux challenges, ce jeune gersois porte en lui les valeurs des maraîchers qu’il connaît bien, en cherchant toujours à leur apporter des solutions pour de meilleures conditions de travail.

Présente-toi en quelques mots  Quentin…

Je viens du Gers, du milieu de l’agriculture : mes grands-parents avaient des terres, et mon oncle était vigneron ! J’ai tout d’abord fait des études d’informatique, mais cela ne m’intéressait pas : je voulais dépanner, coder. J’ai alors poursuivi en IUT Génie électrique et informatique industrielle à l’Université Paul Sabatier de Toulouse qui me permettait de mettre mes compétences directement au service de secteurs industriels. Mon père est un passionné par l’électronique, je suis donc un peu né dedans ! Début 2015, nous devions réaliser une interview de chefs d’entreprises ayant fait la même formation que nous : un ami m’a parlé de Naïo. Après les avoir rencontré, j’ai appris qu’ils cherchaient des stagiaires… j’ai donc immédiatement postulé pour mon stage de fin d’étude en mars 2015 !

Qu’est-ce qui t’a poussé à rejoindre l’aventure Naïo ?

C’est d’abord l’équipe : je les ai connus pendant le stage et j’ai appris à travailler efficacement avec eux. Ce qui me plait particulièrement est le fait que tout le monde communique avec tout le monde, il y a une  grande transparence des informations, on sait ce que fait chacun tout le temps. Ensuite, c’est le côté très innovant de Naïo Technologies qui m’a plu (même si j’étais plutôt habitué à voir de gros tracteurs !). En effet, niveau métier, l’innovation est poussée à l’extrême car on invente tout, chaque jour il y a de la nouveauté, c’est toujours différent, il n’y a pas de tache répétitive. En plus, j’ai la chance de beaucoup évoluer dans mon métier : au début, je montais les robots, et aujourd’hui je fais le SAV, des commandes de pièces, de transport à l’étranger… J’apprécie la grande confiance dont font preuve Bruno (Responsable Industrialisation et Production), mais aussi Aymeric et Gaëtan (les co-fondateurs de Naïo). A l’issu du stage, on m’a proposé le poste et je n’ai pas hésité une seconde pour accepter ! On en avait déjà parlé au milieu du stage avec Bruno. J’ai donc directement enchaîné avec mon contrat salarié chez Naïo !

Quel est ta fonction chez Naïo Technologies ?

Ma première mission est le montage du robot Oz de A à Z : je monte toute la partie mécanique, le câblage, jusqu’à l’installation et la programmation des cartes, et les boitiers électriques programmés par l’équipe dédiée.

En dehors de ça, je m’occupe du SAV quand des clients ont des questions opérationnelles sur le terrain : s’il s’agit d’un problème technique c’est moi qui prend en charge le client, mais s’il s’agit d’un problème logiciel, je passe le relai à Pascal ou Gaëtan.

Niveau R&D, je m’occupe de la partie mécanique : recherche d’amélioration des outils, de l’autonomie, que ce soit pour Oz, Cosi ou Anatis. Sur Cosi (bineuse électrique) je me suis occupé du design du nouveau guidon (pas encore lancé) qui est techniquement plus solide. J’ai aussi développé la version « Cosi Désherbeur » pour les collectivités publiques : design, conception et système de fixation d’un outil brosse dédié.  Nous développons ce « Cosi Désherbeur » en partenariat avec Toulouse Métropole : en effet, Cosi permet de lier étroitesse (46 cm de large) parfaitement adapté aux trottoirs, et abolition des produits phyto pour le désherbage des voieries.

Enfin, mon rôle est aussi de passer les commandes de Oz pour les pièces « sur étagère », de peser les robots (160 kg pour OZ et 100 kg pour Cosi ),  mais aussi d’organiser le fret international de robots  comme pour la Réunion (distributeur local) ou Abu Dhabi (salon Global Forum for Innovation in Agriculture en février 2016).

Comment vois-tu le futur de la robotique dans l’agriculture ?

C’est l’avenir, cela va de soit ! Le principal apport est d’améliorer considérablement les conditions de travail des maraîchers et des agriculteurs : nous voyons  beaucoup de clients qui sont « cassés » à cause du désherbage à la main, dans le bio notamment. Le robot est la seule solution aujourd’hui pour répondre aux attentes et aux critères du bio. Le robot est une aide au travail : il ne supprime pas des postes, et ne remplace pas l’humain, mais vient en support pour que l’exploitant se concentre sur son cœur de métier. Par exemple, le  mode suivi de personne  positionne le robot Oz à 50 cm derrière le maraîcher, le robot le suit avec une cagette pour la récolte, lui évitant ainsi de porter trop de poids.

Sur l’agriculture « industrielle », le robot pourrait aussi prendre une grande part au travail de l’exploitant : optimiser l’usage de produit, éviter des contaminations en cas d’usage de sulfate (épandage ciblé),  rogner la vigne tout seul… Énormément d’applications sont possibles avec un robot autonomes en plein champs, nous n’en sommes qu’au début !

Merci Quentin !

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