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Portrait : Jean INDERCHIT, Ingénieur génie logiciel chez Naïo

Le 12 octobre 2015

Portrait : Jean INDERCHIT, Ingénieur génie logiciel chez Naïo

Nous vous proposons de rencontrer Jean, Ingénieur génie logiciel chez Naïo Technologies, qui a une bien jolie « vision » de son métier et de son entreprise. Bercé par les tracteurs et fana de robotique, ce jeune grenoblois a très vite été passionné par sa mission de réduire la pénibilité de travail des agriculteurs.

Présente- toi en quelques mots  Jean…

Je viens de la montagne, de Grenoble, et ma famille maternelle étaient des agriculteurs : j’ai donc été bercé une partie de mon enfance sur un tracteur ! J’ai ensuite voyagé pendant mes études en informatique et, au fil des rencontres, je me suis particulièrement intéressé à la computer vision (vision machine) et à la robotique. Lors du salon de robotique «Inno Robot » à Lyon en 2011, j’ai croisé Aymeric et Gaëtan sur leur tout petit stand à l’époque, ils débutaient à peine leur projet de Naïo. Leur idée m’a séduit et la réciproque a du être vraie car ils m’ont proposé un stage au LAAS CNRS auprès de Michel Devy (dans le cadre du partenariat LAASS CNRS / Naïo Technologies), qui s’est ensuite suivi par un stage de fin d’étude dans le même cadre, mais cette fois chez Naïo.  J’ai été embauché directement à la suite et l’aventure a commencé !

Qu’est-ce qui t’a poussé à rejoindre l’aventure Naïo ?

Les défis à relever ! Tout d’abord,  il est difficile de lier agriculture et robotique, car ce n’est pas un milieu où l’on a confiance en la machine. L’agriculteur veut un produit fiable directement sans avoir à se poser la question de dysfonctionnements éventuels. Le second défi était donc tout naturellement de lier recherche en robotique et de l’application fiable.

Et puis la super ambiance de travail que j’ai apprise à connaître dans cette équipe jeune et dynamique. Ce qui m’a particulièrement plu aussi est la grande responsabilisation dans notre travail, cela est très valorisant. On s’y sent bien du coup. On se sent vraiment utile chez Naïo Technologies, mais aussi pour les agriculteurs car on développe une solution avec un robot qui peut les aider et les soulager.

Quel est ta fonction chez Naïo Technologies ?

Je suis ingénieur en génie logiciel : je me concentre sur l’architecture logicielle, le C++ et la vision du robot.  Très tôt, Aymeric et Gaëtan savaient qu’ils voulaient un système de vision sur le robot Oz : j’y ai donc travaillé dès le début avec des tests et algorithmes de vision divers et variés. Le but était d’en faire des algorithmes utilisables sur un produit fini. Je travaille donc sur la couche bas niveau, c’est-à-dire la relation entre l’intelligence artificielle et le matériel. L’objectif est de mettre la vision en mono (une seule caméra) et en stéréo (3D via deux caméras). Il y a eu des ratés, mais cela a abouti à plus de connaissances sur l’application réelle de la vision dans le milieu agricole. Tous les nouveaux ajouts faits sur la partie vision sont ensuite porté à Johan, également ingénieur logiciel, qui les amène sur le terrain, chez les agriculteurs, pour les tests. Aujourd’hui, on commence à utiliser certains algorithmes sur le robot Oz, et nous sommes en phase de tests et de fiabilisation.

Pour le nouveau robot Anatis, j’ai fait exactement la même chose, avec la partie intelligence artificielle et l’utilisation des mêmes algorithmes que sur Oz : le challenge a été le suivi de parcelles de salades pour arriver à se localiser sur les planches de salades pour du binage de précision. On a ajouté au guidage du robot Anatis une caméra sur l’outil pour biner précisément sur la planche. Les premiers tests se sont avérés très satisfaisants : la technologie de la V1 est validée, on part donc sur la V2 du prototype qui sera testée chez les agriculteurs en condition réelle.

Comment vois-tu le futur de la robotique dans l’agriculture ?

Une partie de la population des agriculteurs est déjà persuadée que c’est l’avenir car elle voit les problèmes pénibles évacués et un réel soulagement de leur travail. Cela rendra peut être le métier d’agriculteur beaucoup plus confortable, car cela enlève les tâches inintéressantes et permet de se concentrer sur le métier d’agronome. Je pense que cela peut changer véritablement leur métier.

Grâce à la collecte des données, on peut localiser l’arrosage, contrôler et maîtriser l’agriculture. Selon moi, les détracteurs de la robotique seront convaincus d’ici peu car les robots ne vont pas supprimer des emplois : ils vont permettre d’en créer de plus intéressants à réelle valeur ajoutée.

 Merci Jean !

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